Témoignage – Fin de la rat race

L'article vous plaît ?
  •  
  • 5
  •  
  •  
    5
    Partages

Williams Fin de la rat race

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de m’entretenir avec Williams, un autre rat futé qui a quitté la rat race il y a quelques années déjà. Il est l’auteur du blog Fin de la rat race. Je pense que son témoignage sur son parcours vous apportera un éclairage dans votre qûete. Alors, allons-y et bonne lecture !

Bonjour Williams, peux-tu te présenter brièvement ?

Je m’appelle Williams, j’ai 33 ans. Je suis l’auteur d’un blog sur la liberté financière où je partage mes expériences et conseils pour mener une vie plus libre, prospère et vibrante. Je suis partisan du frugalisme, un mode de vie qui consiste à réduire ses dépenses et à économiser pour ensuite investir son argent (immobilier, bourse, placements, entrepreneuriat, … par exemple) en vue de prendre une retraite anticipée. C’est ce que j’ai réussi à faire à l’âge de 32 ans.

As-tu déjà été salarié dans le passé ?

Oui, j’ai commencé à travailler assez jeune, le jour de mes 18 ans précisément ! A l’âge de 20 ans, je me suis retrouvé cadre dans une société nationale. C’est là que j’ai compris ce qu’est la “rat race”. J’étais stressé, le métier était difficile, je finissais souvent à 11h du soir.  A la suite d’un voyage en Afrique qui m’a fait prendre une grosse claque, j’ai réalisé que tout ce vers quoi la société me poussait pour mon bonheur ne correspondait pas à ce que j’avais envie de vivre au plus profond de moi.

Je venais d’acheter un appartement, j’avais un bon travail avec des perspectives, une copine… Bref, j’étais déjà posé dans la vie, tout semblait me réussir… et pourtant. Un an après ce voyage j’ai décidé de changer de vie. J’ai cherché à changer de travail, de région, voire de pays. Et finalement, en même pas quelques semaines après que j’ai pris cette décision, une opportunité s’est présentée de faire le même travail à l’île de la Réunion, un endroit que je ne connaissais absolument pas mais dont j’avais entendu du bien.

Qu’est-ce qui t’a poussé à quitter le salariat ?

Quelques temps après avoir donné ma démission, la société pour laquelle je travaillais revendait une filiale dans une petite ville sur la Côte d’Azur. Toute une nuit je n’ai pas dormi, je me suis demandé si je ne devrais pas la racheter. Et finalement je me suis d’abord décidé à changer de cadre de vie. Je me suis dit que ce serait déjà une bonne première étape.

Le fait d’avoir osé ce changement était vraiment génial au début. J’avais presque l’impression d’être tout le temps en vacances la première année. Je me suis aussi mis à la méditation et ça a changé beaucoup choses en moi-même et sur ma vision du monde. Puis peu à peu, la routine s’est installée, j’ai développé mon portefeuille client jusqu’à presque le tripler. Tout roulait bien.

Mais je ne supportais plus les remarques de ma hiérarchie dés qu’un moindre petit truc n’allait pas alors que les résultats chiffrés étaient parlants. Je m’investissais pourtant vraiment beaucoup pour avoir moi-même la satisfaction d’avoir des clients satisfaits. Et comme je m’étais découvert de bonnes capacités commerciales, je me suis dit, pourquoi finalement ne pas mettre tout ça au profit d’une entreprise à moi. J’avais 25 ans. Au départ, l’idée était simplement d’avoir mon indépendance, mais très vite je me suis pris au jeu du développement.

En vérité, je crois que j’ai depuis assez longtemps eu l’envie d’entreprendre. Pré-adolescent déjà je regardais l’émission Capital le dimanche soir et trouvais fascinant le fait de voir des réussites entrepreneuriales. A l’âge de 18 ans, je me voyais déjà lancer ma gamme de T-Shirts. C’était déjà en moi, j’ai juste attendu le bon moment.

Quelle a-été ton plus gros échec et ta plus grande réussite dans ton parcours ?

Je ne peux pas dire que j’ai eu de gros échec ou de grandes réussites. Mon parcours d’entrepreneur est une succession de petits échecs et de petites réussites, de moments de doutes, d’euphorie, de déceptions, de joies. C’est un peu ça la vie, mais en plus intense quand on est entrepreneur, c’est ce que je crois. J’ai vendu mon entreprise au moment où je sentais que je n’arrivais plus à avancer dans la direction que je voulais, que je n’avais plus la flamme de faire ce que je faisais, que j’avais atteint un sommet et que le risque était grand de redescendre.

La vie m’a montré des signes qu’il était temps pour moi de passer à autre chose. Je l’ai fait, mais la période de cette vente a été très intense pour moi sur le plan émotionnel. Ce qui est sûr, c’est que malgré tout ça, je n’ai pas perdu la flamme et j’ai toujours envie d’entreprendre mais à un rythme plus serein et de le faire maintenant avec mon épouse. C’est super de travailler en couple sur un même projet. Il y a une belle complémentarité qui nourrit la relation de couple. Je travaille actuellement sur deux nouveaux projets mais avec l’idée en tête que je ne souhaite pas qu’ils me prennent ni mon temps, ni mon énergie. Mon désir est aujourd’hui de ne plus faire que des choses qui me motivent complètement, qui me donnent du plaisir, dans lesquelles je trouve du sens. Bref de faire des choses qui me font vibrer.

As-tu une routine qui t’aide à développer ta productivité ?

Pas spécialement, actuellement je fais en sorte de prendre plus de temps pour vivre et moins de temps pour produire. C’était l’idée en prenant une retraite anticipée. Le fait d’avoir un enfant en bas âge a changé beaucoup les choses. Je travaille sur le projet envers lequel j’ai le plus de feeling à un moment donné. Si je ne me sens pas en forme pour travailler je ne m’y mets pas. Lorsque je me sens motivé, je m’enferme dans une pièce chez moi et je travaille. Je m’impose tout de même des dead-lines que je ne peux pas dépasser. Cela me permet de me structurer. Par exemple, je travaille actuellement sur le lancement d’une formation sur l’investissement immobilier, pour aider les futurs investisseurs à ne pas se planter avec l’immobilier. J’ai fixé publiquement la date de son lancement. Je n’ai maintenant d’autre choix que d’y arriver !

Mais j’ai tout de même une petite routine quotidienne. Chaque matin je médite au réveil pour essayer d’être sans pensées, et ressentir plus de joie. Le soir aussi je méditer avant d’aller me coucher, pour me calmer, me recentrer. C’est une belle hygiène de vie. Et ça fait plus de 10 ans que ça dure !

Est-il aussi intéressant d’entreprendre en France ?

Je crois qu’il y a toujours des opportunités et qu’il y en aura toujours pour ceux qui veulent les voir et surtout les saisir. La France est un pays où le pouvoir d’achat est élevé par rapport à la plupart des pays du monde. C’est un atout, même si le fait d’avoir du personnel coûte cher, même si les gens sont un peu plus râleurs que dans d’autres pays, même si la fiscalité est lourde, … Je dois dire que j’ai lancé ma première entreprise en 2011, soit quelques années seulement après la crise de 2008, et ça ne m’a pas empêché de réussir.

Quel est LE conseil en or que tu donnerais à ceux qui veulent sortir de la rat race ?

C’est tout d’abord de prendre conscience de ce qu’est la Rat Race, qui est un mode de vie entier, prôné par nos sociétés occidentales et qui est profondément ancré dans nos mentalités. Mais une prise de conscience ne suffit pas. Il faut ensuite passer à l’action et prendre sa vie en main. L’étape suivante est de réduire ses dépenses, d’économiser, pour enfin placer son argent dans ce qui peut devenir des revenus passifs à terme. Rien ne se fait sans effort. Combien de gens se plaignent de leur existence, de leur situation financière, mais n’essaient rien pour que ça change.

Pour en savoir plus : Que proposes-tu au travers de ton site ?

J’ai créé fin 2016 ce blog sur la liberté financière que j’ai intitulé “fin de la Rat Race” dans lequel je propose mes expériences et des conseils pratiques pour mener une vie plus libre, prospère et vibrante. C’est aussi mon slogan. On y trouve plein de conseils gratuits en matière de finances personnelles, mind-set, investissement immobilier locatif, placements, entrepreneuriat, vie nomade, … Il y a aussi des interviews de personnes ordinaires qui font des choses super. Mes derniers articles parlent par exemple de notre relation au temps, de comment réduire ses dépenses sans se priver, de comment bien préparer sa retraite anticipée, de fiscalité, ou de la nécessité de se former avant d’investir.

Je développe actuellement une formation sur l’investissement immobilier pour aider les personnes qui veulent se lancer à avoir du succès dans ce qu’elles font. Avec l’immobilier on investit des sommes importantes et pour longtemps, faire de mauvais investissements peut malheureusement coûter cher.

Merci Williams de m’avoir accordé un peu de ton temps pour répondre à mes questions.

Au plaisir dans un prochain podcast !

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.